augmenter son métabolisme
Une Française adulte avale chaque jour environ 1 700 calories (kcal). Comme elle en dépense chaque jour à peu près autant, elle ne gagne ni ne perd de poids. Cet équilibre remarquable, elle le doit à la thermogenèse, un mécanisme qui permet au corps d’éliminer les calories en excès en générant de la chaleur. Mais voilà, chez certaines, la thermogenèse ne marche pas de manière optimale. Et chez toutes, elle ralentit avec l’âge. Il faut alors lui donner un petit coup de pouce.
Pour comprendre comment vous pouvez agir, il est
nécessaire d’entrer dans l’intimité de la dépense d’énergie. Elle se
fait de trois manières : par le métabolisme au repos, l’activité
physique et l’effet thermique des aliments.
Le métabolisme au repos représente l’énergie
nécessaire pour faire fonctionner les organes comme le cerveau, le
foie, les reins. Bref, pour rester tout simplement en vie. Cette
dépense à elle seule est considérable : près de 70 % de toute l’énergie
utilisée. Elle est plus élevée chez l’homme que chez la femme parce que
les muscles consomment plus d’énergie. Elle est aussi plus forte quand
on est jeune (après 25 ans, elle baisse de 2 % tous les 10 ans, et même
de 5 % si l’on devient sédentaire). Elle est influencée par le niveau
des hormones thyroïdiennes : selon qu’il est élevé ou bas, la dépense
d’énergie au repos peut varier de plus ou moins 10 %. Les femmes
grandes (à cause de la surface de la peau) et/ou musclées dépensent
aussi plus de calories, tout comme celles qui fument et qui sont
stressées.
L’activité physique quotidienne est le deuxième poste de consommation énergétique avec environ 20 % des calories.
Des repas riches en protéines
Enfin, savez-vous que chaque fois que vous mangez, le corps dépense environ 10 % de son
énergie totale pour absorber, dégrader et stocker les aliments ? Cet
effet thermique varie selon ce qu’on avale. 4 à 7 % de l’énergie
apportée par les glucides (pain, pâtes, pommes de terre, sucre, etc.)
est ainsi dissipée.
C’est mieux que pour les graisses (2 à 4 %), mais
infiniment moins que pour les protéines, qui sont les championnes de la
thermogenèse puisque 18 à 25 % des calories qu’elles apportent sont
brûlées au cours des 4 à 8 heures qui suivent un repas.
Pour activer la thermogenèse, mieux vaut éviter
les aliments très glycémiants comme le pain blanc, les frites, les
barres chocolatées, les corn flakes, les confiseries, les sodas, les
biscuits et gâteaux. Et opter pour des repas riches en protéines. Il
est conseillé de faire un minimum de musculation : celle-ci développera
la masse musculaire et entretiendra une dépense calorique, même… en
dormant. Voici un autre truc : réduire d’un ou deux degrés la
température de votre maison en hiver, dormir fenêtre ouverte et si vous
êtes courageuse, alterner douches froides et saunas.
De nombreux médicaments et compléments alimentaires peuvent activer la thermogénèse (lire encadré).
La palme revient à l’éphédra et ses dérivés, une plante asiatique qui
fait rapidement perdre du poids. Mais il existe de nombreuses
contre-indications et l’éphédra a été mise en cause dans plusieurs
accidents cardiovasculaires. Moins problématique, la caféine est aussi
très efficace. Une à deux tasses de café augmentent de 2 à 3 % la
dépense énergétique totale en moins de 3 heures. Si vous prenez des
substances thermogéniques, consultez d’abord votre médecin et
prenez-les pour un maximum d’efficacité 30 minutes avant un repas.

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